By Pass Gastrique

Quel est le principe du By-Pass Gastrique (BPG) ?

Le By-Pass Gastrique (BPG) comprend la création d’un très petit estomac (comme dans l’anneau gastrique) associé à la modification de l’absorption des aliments dans les intestins par un court-circuit qui ne fera entrer en contact les sécrétions gastrique, biliaire et pancréatique avec les aliments qu’après un mètre ou un mètre cinquante de cheminement dans l’intestin.

Comment ça marche ?

Cette opération associe le principe d’une restriction et d’une malabsorption alimentaires. La restriction est liée à la petite taille de la poche gastrique (de 20 à 30 ml). Ce montage entraîne une malabsorption qui concerne surtout les graisses car elles ne peuvent être digérées qu’en présence de sels biliaires. La malabsorption protéique est moindre car les protéines peuvent être digérées en partie par la salive et les sucs intestinaux tout au long de l’anse alimentaire. Les glucides peuvent être absorbés au niveau de l’anse alimentaire et leur prise en grande quantité au décours d’un BPG est l’une des grandes causes d’échec.

Par rapport aux opérations restrictives pures, l’efficacité du BPG se traduit par une perte de poids plus rapide et plus importante qui s’explique par 4 mécanismes :

  • Une restriction alimentaire liée à la petite poche gastrique
  • Une malabsorption dont le degré dépend de la longueur de l’anse alimentaire
  • Un « dumping syndrom », c’est-à-dire des phénomènes désagréables de sueurs, crampes abdominales, nausées, vertiges, malaises qui entraîne une réaction d’aversion envers les aliments sucrés
  • Enfin, une anorexie due à la baisse de la sécrétion par l’estomac d’une protéine, la ghreline, qui normalement stimule l’appétit.

Le BPG est-il indiqué dans mon cas ?

Comparé aux procédures restrictives comme l’anneau gastrique, le BPG est plus efficace en particulier à long terme et les contraintes alimentaires sont nettement moins importantes. En revanche, le geste chirurgical est techniquement plus difficile, d’où un risque de morbidité et de mortalité plus élevé. Le BPG peut être proposé dans deux situations différentes, après évaluation pluridisciplinaire (psychiatre, endocrinologue-nutritionniste, cardiologue, anesthésiste, gastro-entérologue) :

En première intention :Chez les patients dont l’IMC (indice de masse corporelle) est supérieur à 50 ( type d’exemple, pour une patiente mesurant 1m60, dont le poids est supérieur ou égal à 130 Kg), les gros mangeurs de sucreries (cf supra « dumping syndrom), les patients obèses et porteurs d’un diabète de type 2 et tous les patients porteurs d’une contre-indication à la gastroplastie (volumineuse hernie hiatale, impossibilité de respect les contraintes alimentaires …)

En seconde intention : En cas d’échec, de complication ou bien de reprise de poids après une gastroplastie.

Comment se déroule mon opération ?

Elle a lieu sous anesthésie générale et par voie coelioscopique. Sa durée varie de 3 à 6 heures, il s’agit d’une procédure majeure, comprenant séparation de l’estomac par agrafages, plusieurs sutures intestinales.
Que se passe-t-il s’il s’avère que l’opération ne peut être entièrement pratiquée sous coelioscopie ?
Lorsque une anomalie anatomique imprévisible , en cas d’adhérences dues à des interventions antérieures ou toute autre cause imprévisible se présente, le chirurgien va décider soit d’arrêter la coelioscopie, soit de poursuivre l’intervention en réalisant seulement un geste sur l’estomac, qui permettra déjà d’espérer un amaigrissement notable. Ce geste pouvant être transformé en BPG lors d’une opération ultérieure.

Quelle est la durée de l’hospitalisation ?

Elle est de 8 à 10 jours en service de chirurgie, les deux premiers jours post-opératoires étant passés en unités de soins intensifs. En l’absence de complications, une radiographie de contrôle est réalisée systématiquement au 3 ème our et, si l’examen est normal, le patient est autorisé à boire le jour même. Le drain est mobilisé le lendemain puis retiré progressivement en l’absence d’écoulement anormal.

Quelles sont les suites post-opératoires ?

Durant les 7 premiers jours, seuls les liquides sont autorisés. Pendant les 3 semaines suivantes, l’alimentation est semi-liquide. A partir du 30 ème jour, le patient est autorisé à reprendre progressivement une alimentation normale avec une ration protéique d’au moins 50g/jour.

L’intolérance à la viande rouge est fréquente les premiers mois, mais les poissons et les laitages permettent un apport suffisant dans la majorité des cas. Les boissons et aliments sucrés doivent être évités en raison du risque de dumping-syndrom.

Le patient quitte l’hôpital avec une prescription d’anti-ulcéreux, d’injections d’anticoagulants destinés prévenir les risques de phlébite et d’embolie pulmonaire et de médicaments destinés à prévenir le risque de formation de calculs vésiculaires, fréquents après by-pass. Enfin, des suppléments en vitamines et oligo-éléments (calcium, fer, multi-vitamines, vitamine B12) sont prescrits systématiquement à partir du 1er mois.

Comment se passe le suivi post-opératorie ?

Le patient sera revu en consultation un mois après l’intervention puis tous les 3 mois la première année, tous les 6 mois la deuxième, puis une fois par an ensuite. Il va sans dire qu’un suivi régulier est un facteur majeur de réussite de l’opération. Il permet aussi un dépistage précoce des complications.

Est-ce une opération à risque ?

Notre propos ici n’est pas d’énumérer toutes les complications possibles et imaginables du BPG, qu’elles surviennent durant l’opération (hémorragie, thrombose veineuse, complications pulmonaires, compression neuromusculaire) ou en post opératoire (infection, abcès, hémorragie, occlusion, fistules, ulcère, problèmes nutritionnels…). Nous voulons surtout vous faire comprendre que le BPG est un acte chirurgical majeur, décidé après un bilan complet réalisé au sein d’une équipe pluridisciplinaire dans une structure rompue à la chirurgie de l’obésité.

Quel résultat espérer en terme d’amaigrissement ?

La perte de poids est rapide au cours des douze premiers mois et elle atteint généralement son maximum 2 ans après après l’intervention. Un plateau est généralement observé au cours de la 3ème année puis un petit regain de poids survient fréquemment les années suivantes.La perte moyenne d’excès de poids varie entre 68 et 83% à 2 ans, ce qui correspond à une perte de 40 à 50 Kg et à une chute de l’IMC de l’ordre de 20 points. Ces chiffres sont bien sur des moyennes, variables selon l’individu et en particulier son degré d’obésité.

Faut-il envisager une chirurgie esthétique après ?

La perte de plusieurs dizaines de kilos laisse dans la plupart des cas des séquelles disgracieuses en terme de silhouette. Les zones les plus fréquemment concernées sont l’abdomen, les seins, les cuisses, les bras et accessibles à une chirurgie esthétique. Ces gestes sont à discuter après obtention d’un poids stabilisé et jamais avant deux ans. Le chirurgien plasticien, travaille en étroite collaboration avec le chirurgien qui a réalisé le BPG au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Il vous donnera toutes les informations nécessaires concernant ces interventions.

Docteur Thierry KTORZA

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Publié le 28/02/2013

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