Existe-t-il un risque de rupture des prothèses et comment y remédier ?

Oui . Une prothèse mammaire peut se fissurer en raison d’une usure de la paroi. La conséquence en est un affaissement du sein concerné en quelques heures en cas de sérum physiologique. Cette complication est embarrassante mais non grave car le sérum physiologique n’a aucune toxicité pour les tissus. Elle nécessite cependant un changement de la prothèse concernée.

En ce qui concerne le gel de silicone, une fissure de la prothèse est plus gênante dans la mesure où la patiente ne se rend compte de rien car le gel de silicone n’est pas absorbé par l’organisme. D’ou l’intérêt d’un dépistage précoce des fuites par un suivi clinique et radiologique rigoureux. Ce risque est difficile évaluer car il dépend du type de prothèse ( risque plus important avec les prothèses en sérum physiologique), et de la difficulté d’obtenir des statistiques scientifiques fiables. Néanmoins, il est estimé environ 10% par an après la troisième année pour les prothèses en sérum physiologique. Il est moindre pour les prothèses en gel de silicone( 2% par an après la troisième année).