La labioplastie, une nouvelle tendance en Grande-Bretagne ?

La labioplastie, une nouvelle tendance en Grande-Bretagne ?

Les actes de chirurgie esthétique du sexe féminin ont connu une forte augmentation au cours des dernières années, notamment chez les adolescentes.

D’après des statistiques fournies par le Collège National des Gynécologues Obstétriciens (RCOG) d’Angleterre, le nombre de labioplasties a été multiplié par cinq au cours des dix dernières années. Ainsi en 2010, environ 2 000 opérations chirurgicales du sexe féminin ont été réalisées dans le secteur public hospitalier britannique.

Le gouvernement a tiré la sonnette d’alarme concernant l’âge des patientes. Entre 2008 et 2012, plus de 250 opérations des lèvres ont été effectuées chez des anglaises de moins de 14 ans. Sachant que cette tranche d’âge n’est pas la seule à s’offrir une chirurgie génitale esthétique, et que les cliniques privées n’ont pas été prises en compte dans les chiffres, on imagine facilement l’ampleur du phénomène…

Les motivations de la labioplastie

La labioplastie ou nymphoplastie est une opération chirurgicale du sexe féminin consistant à réduire le volume des lèvres de la vulve. Cette opération, loin d’être anodine, vise à soulager les patientes présentant une vulve d’une taille anormale, à l’origine de divers problèmes ; confort au quotidien et lors de la pratique d’un sport, pendant les relations sexuelles…. Mais cette opération peut également être motivée par l’envie d’avoir un sexe « plus joli », et notamment plus conforme aux images véhiculées par la pornographie.

Une meilleure réglementation

Pour freiner cet engouement, les chirurgiens plastiques d’Angleterre demandent une réglementation stricte de ces opérations. En effet, « plus l’opération est subie jeune, plus le risque de cicatrices et de perte de sensibilité est importante pour les futures femmes », a rappelé la Société britannique de gynécologie. Le comité d’éthique préconise que ces interventions ne soient pas pratiquées au sein du secteur public de santé, à moins d’une justification médicale.

L’avis du Docteur Thierry Ktorza

Cette intervention dot être réservée aux personnes majeures. Pour deux raisons, la nécessité que la croissance soit terminée , et enfin , une maturité psychologique est nécessaire pour assumer la motivation de cette intervention. En France, ce type d’abus chirurgicaux n’existe pas. Pour finir sur mon expérience, je n’ai aucune patiente qui se soit plainte par contre de troubles de la sensibilité après une nymphoplastie.

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