La réduction mammaire concerne de plus en plus d’hommes

La réduction mammaire concerne de plus en plus d’hommes

L’hypertrophie de la poitrine , nommée gynécomastie chez l’homme est le plus souvent mal vécue. Certains s’en cachent, d’autres non. Quoi qu’il en soit, les chiffres indiquent que les interventions chirurgicales esthétiques sont en nette augmentation chez les hommes, la réduction mammaire traitant la gynécosmastie, faisant partie des opérations les plus fréquentes. Focus sur cette pratique, jusque-là considérée comme l’apanage des femmes.

Chirurgie esthétique masculine et conjoncture

Les chiffres sont éloquents. En 10 ans, le nombre d’hommes ayant passé par la case bistouri à des fins esthétiques ou réparatrices ont connu une hausse de 10% http://www.crpce.com/actualites/les-chiffres-de-la-chirurgie-esthetique-en-france. Dans l’ensemble, 9 % des opérations concernent la réparation de la poitrine. Du côté de la gente masculine, la chirurgie esthétique séduit plus les jeunes de moins de 30 ans que ceux plus âgés.

La réduction de la poitrine chez les hommes entre dans le cadre de la gynécomastie, une opération qui consiste à corriger une anomalie des glandes mammaires chez les hommes. Ce type d’intervention se fait depuis longtemps mais les hommes ne sont que récemment tentés par la chirurgie esthétique pour corriger ce défaut.

Réduction mammaire chez les hommes : la gynécomastie en bref

La gynécomastie désigne un développement excessif des glandes mammaires chez les hommes. Il s’agit certes dans l’immense majorité des cas d’une anomalie bénigne mais d’un point de vue esthétique, de plus en plus d’hommes semblent être gênés par cette hypertrophie mammaire. À noter que la gynécomastie est bien différente de l’adipomastie, l’amas de graisse au niveau des seins masculins, bien que leur manifestation soit visiblement identique.

Les causes de la gynécomastie sont nombreuses. Certains médicaments sont connus pour favoriser la sécrétion de l’œstrogène. La prise régulière de ces médicaments, dans le cadre d’un cancer de la prostate par exemple, peut favoriser la gynécomastie. Cette dernière peut par ailleurs survenir en cas de désordre hormonal comme dans l’hyperthyroidie ou l’adénome à Prolactine . Dans d’autres cas, la prise d’hormones est volontaires chez les transgenres par exemple, ou chez les culturistes pour accroître la masse musculaire. Les maladies du foie ou l’alcoolisme chronique sont des causes fréquentes comme le cancer du testicule qu’il faut rechercher devant toute gynécomastie.Et puis, il y a la gynécomastie dite idiopathique qui décrit une hypertrophie des seins masculins sans causes médicale retrouvée.

La réduction mammaire chez les hommes en pratique

Dans le cadre d’un désordre hormonal, un traitement médicamenteux peut régler le problème de la gynécomastie mais dans certains cas, la chirurgie reste la seule solution. Concrètement, l’opération consiste à retirer l’excès de glandes mammaires via un acte chirurgical mineur associé le plus souvent à une liposuccion. Lorsque la glande mammaire est retirée chirurgicalement, elle sera envoyée en analyse anatomopatologique pour écarter tout cancer du sein. Il faut savoir en effet que le cancer du sein représente 1% de l’ensemble des cancers du sein. Le traitement de la gynécomastie peut également se faire par simple lipoaspiration en cas d’adipomastie isolée sans hypertrophie de la glande mammaire.

Quelle que soit l’importance de l’opération, la gynécomastie nécessite une hospitalisation de 24 heures ou une simple hospitalisation ambulatoire, ce qui veut dire qu’on entre le matin et qu’on ressort le soir même. La durée de l’intervention est d’une heure en moyenne et se fait sous anesthésie générale le plus souvent , bien qu’une anesthésie locale reste possible.

Une prise en charge par la sécurité sociale est toujours possible dès lors que la glande mammaire est retirée chirurgicalement. Le codage est alors QEFA011 ou QEFA002 selon que la gynécomastie est uni ou bilatérale. Dans ce cas, un arrêt de travail peut être réalisé et votre mutuelle peut prendre en charge le dépassement d’honoraires en partie ou totalement selon le contrat que vous avez souscrit avec elle.
En cas d’adipomastie , ne nécessitant qu’une simple liposuccion, il n’existe par contre aucune prise en charge possible par la sécurité sociale et l’ensemble des frais inhérents à l’intervention seront à votre charge.
La complication essentielle de la gynécomastie chirurgicale est l’hématome, c’est à dire l’accumulation de sang au niveau de la zone opératoire , pouvant nécessiter une reprise chirurgicale . Cette complication est rare puisqu’elle concerne 1 à 2% des cas.
L’indice de satisfaction du traitement chirurgical de la gynécomastie est grand , car les résultats sont efficaces et définitifs.

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