Augmentation mammaire composite
L'augmentation mammaire composite associe, au cours d'une même intervention, la pose d'un implant mammaire et une injection de graisse autologue prélevée sur la patiente. On parle aussi d'augmentation mammaire hybride. L'implant apporte le volume et la projection, la graisse sert à épaissir les tissus qui recouvrent la prothèse et à adoucir les transitions, en particulier au pôle supérieur et dans le décolleté. Le Docteur Thierry Ktorza, chirurgien esthétique à Paris, évalue en consultation si cette technique est adaptée à votre morphologie.
TEMPS DE LECTURE :
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Anesthétsie
Générale

Durée intervention
Deux à trois heures

Convalescence
Cinq à dix jours

Reprise du sport
Plusieurs semaines

Prix
À partir de 8 500 €

Possibilité de prise en charge
Non
Prothèse et lipofilling mammaire : comment fonctionne la technique hybride?
Les deux composantes ont des rôles distincts. La prothèse assure l'essentiel du gain de volume ; le lipofilling, lui, utilise votre propre graisse pour modeler l'enveloppe du sein. Concrètement, le chirurgien injecte la graisse en couche superficielle, dans les plans sous-cutanés, là où les bords de l'implant risqueraient de se voir ou de se sentir au toucher.
Implants mammaires et injection de graisse : le principe de l'autogreffe
Le lipofilling mammaire est une autogreffe : aucun produit de synthèse, aucun risque de rejet immunologique. La graisse est prélevée par lipoaspiration douce sur une zone donneuse (ventre, flancs, face interne des cuisses, culotte de cheval), puis purifiée, puis réinjectée en très petites quantités réparties dans plusieurs plans pour favoriser sa revascularisation. Vous bénéficiez donc d'un double effet : l'affinement de la zone prélevée et l'amélioration de l'enveloppe mammaire.
Trois voies d'augmentation mammaire coexistent en France. L'implant seul donne un gain de volume important, mais ses contours peuvent être visibles chez les patientes très minces. Le lipofilling seul apporte un volume modéré et dépend de vos réserves graisseuses. L'augmentation composite a justement été développée pour interposer une couche de graisse entre l'implant et la peau.
À qui s'adresse cette chirurgie esthétique du sein à Paris ?
La technique s'adresse en priorité aux patientes minces, avec peu de couverture glandulaire et cutanée. Elle convient aussi en cas d'asymétrie mammaire, de poitrine tubéreuse ou de creux du décolleté marqué. Une condition reste indispensable : disposer de réserves graisseuses suffisantes pour le prélèvement. Sans zone donneuse mobilisable, le volet lipofilling devient impossible et le chirurgien oriente vers un implant seul.
Côté contre-indications, une grossesse en cours, un allaitement récent, un tabagisme non sevré, un diabète déséquilibré ou une pathologie mammaire en cours de bilan conduisent à différer l'intervention. Seule la consultation médicale tranche.
Découvrez les Photos avant et après une augmentation mammaire
Cette sélection d’images vous permet de voir les différentes techniques utilisées et les résultats post-opératoires.
Déroulement de l'augmentation mammaire composite, étape par étape
L'intervention se déroule sous anesthésie générale, dans un établissement autorisé pour la chirurgie esthétique. Avant d'en arriver là, la loi française impose deux consultations préopératoires avec le chirurgien et un délai de réflexion minimum de quinze jours entre la remise du devis détaillé et l'opération. La consultation d'anesthésie, elle, doit avoir lieu au moins 48 heures avant.
Consultations, bilan mammaire et préparation
Lors de la première rencontre, le Docteur Ktorza examine votre morphologie thoracique, la qualité et l'épaisseur de vos tissus, les éventuelles asymétries et vos réserves graisseuses. La SOFCPRE recommande, avant tout transfert graisseux mammaire, un examen clinique des seins et une imagerie adaptée : mammographie, échographie et, si besoin, IRM. Toute anomalie suspecte doit être explorée par un médecin compétent en sénologie avant d'envisager quoi que ce soit.
Le consentement éclairé écrit est obligatoire, et des photographies préopératoires standardisées rejoignent votre dossier médical. Le chirurgien vous demande d'arrêter le tabac avant et après l'opération : le tabagisme abîme la vascularisation cutanée, augmente le risque de nécrose et d'infection, et compromet la prise de la greffe graisseuse. L'aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont interrompus selon les consignes du chirurgien et de l'anesthésiste. Un poids stable est recherché, puisque les variations pondérales modifient ensuite le volume de la graisse transférée.
Le temps opératoire : liposuccion, pose de l'implant, réinjection
Le chirurgien commence par la lipoaspiration des zones donneuses, puis purifie la graisse prélevée. Il pose ensuite les implants par une incision le plus souvent sous-mammaire ou péri-aréolaire. Il termine en injectant la graisse en micro-tunnels dans les plans sous-cutanés et pré-musculaires. La durée opératoire dépasse celle d'une augmentation par implants seuls, le temps de prélèvement et de préparation s'ajoutant au reste.
Après l'intervention
Après l'intervention, vous portez un soutien-gorge de contention pendant plusieurs semaines et une compression sur les zones de liposuccion. L'éviction socioprofessionnelle est de 5 à 10 jours. Ecchymoses et œdème, sur les seins comme sur les zones donneuses, sont habituels et régressent progressivement. La reprise du sport est différée, en particulier les activités à impact et celles qui sollicitent les pectoraux.
Vous hésitez entre implants seuls, lipofilling seul et augmentation composite ? La consultation sert précisément à comparer ces trois options sur votre anatomie. Contactez le cabinet du Docteur Thierry Ktorza pour en discuter.
Résultat d'une augmentation mammaire composite : à quoi vous attendre
Le résultat se caractérise par un galbe plus progressif au pôle supérieur et un toucher plus souple qu'avec un implant seul, la couche de graisse atténuant la perception des bords de la prothèse. Tout dépend ensuite de votre morphologie initiale, de la qualité de votre peau, du volume et du profil d'implant retenus, et du taux de prise de la greffe.
Une partie de la graisse injectée se résorbe dans les premiers mois : le volume définitif s'apprécie une fois cette résorption stabilisée. La fraction qui se revascularise, elle, reste en place durablement, mais c'est un tissu vivant, soumis à vos variations de poids. Un amaigrissement important peut réduire le volume apporté ; une prise de poids peut l'augmenter. Une retouche par lipofilling se discute à distance, quand la prise a été insuffisante ou qu'une asymétrie persiste.
Risques et complications à connaître
Comme toute chirurgie, l'augmentation mammaire composite expose à des risques généraux : hématome, infection, troubles de la cicatrisation, complications anesthésiques, risque thromboembolique. S'y ajoutent des risques propres à chaque composante.
- Pour l'implant : contracture capsulaire (la « coque »), déplacement ou rotation de la prothèse, rupture, rippling, et, de façon tout à fait exceptionnelle, lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM).
- Pour le lipofilling : résorption partielle de la greffe, cytostéatonécrose, kystes huileux ou microcalcifications visibles en imagerie.
Le plus fréquent de cette liste reste la résorption partielle, que le chirurgien anticipe dès la planification. Ces risques vous sont exposés par écrit lors des consultations préopératoires.
Implants mammaires, réglementation ANSM et suivi médical
Les implants mammaires sont des dispositifs médicaux de classe III, soumis au marquage CE et à la surveillance de l'ANSM. En avril 2019, l'agence a retiré du marché français les implants macrotexturés et ceux recouverts de polyuréthane, en raison du risque de LAGC-AIM. Les implants lisses et microtexturés restent autorisés, et chaque patiente reçoit une carte d'implant mentionnant la marque, le modèle et le numéro de lot.
Ces implants ne sont pas des dispositifs à vie, et aucun remplacement systématique n'est imposé à une date fixe. Un examen clinique mammaire annuel est recommandé, avec une imagerie adaptée si le contexte le justifie. Une augmentation inhabituelle du volume d'un sein, un épanchement, une douleur persistante, une inflammation, une masse ou une ulcération doivent vous amener à consulter, même des années après l'intervention.
Prix augmentation mammaire composite : les tarifs à Paris
Le tarif publié par le Docteur Thierry Ktorza pour une augmentation mammaire composite commence à 8 500 € TTC. Ce montant comprend les honoraires du chirurgien et de l'anesthésiste, les frais de bloc opératoire et d'hospitalisation, les implants, ainsi que les consultations postopératoires pendant un an. La première consultation, la consultation d'anesthésie, le bilan sanguin, les médicaments et le vêtement de contention éventuel restent facturés à part.
Le prix est supérieur à celui d'une augmentation par implants seuls : il additionne le coût des prothèses, le temps de liposuccion et de préparation de la graisse, et une anesthésie plus longue. Voici les postes que détaille habituellement un devis de lipofilling et prothèse à Paris.
| Poste du devis | Ce qu'il couvre |
| Honoraires du chirurgien | Acte opératoire et suivi postopératoire |
| Honoraires d'anesthésie | Consultation préalable et anesthésie générale |
| Frais de clinique | Bloc opératoire et hospitalisation |
| Implants mammaires | Prothèses marquées CE, avec carte d'implant |
Cette décomposition vous aide à comparer deux devis sur des bases équivalentes. Un prix anormalement bas doit vous alerter sur la nature de l'établissement, l'origine des implants ou la qualification réelle de l'opérateur.
À visée purement esthétique, l'intervention n'est pas prise en charge par l'Assurance Maladie. Une prise en charge partielle reste envisageable dans des indications reconstructrices ou malformatives précises (syndrome de Poland, agénésie mammaire, seins tubéreux sévères), après entente préalable et accord du service médical.
Devis, délai de réflexion et choix du chirurgien
Le devis doit être écrit, détaillé et personnalisé. Quinze jours calendaires minimum séparent sa remise de l'intervention, et ce délai est incompressible, même si vous souhaitez aller plus vite. Aucun acompte ne peut être encaissé avant la fin de ce délai.
La requête « meilleur chirurgien augmentation mammaire composite paris » ne renvoie à aucun classement médical officiel. Les critères vérifiables, eux, existent : l'inscription au Conseil national de l'Ordre des médecins avec la qualification de spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, consultable gratuitement dans l'annuaire public ; l'autorisation préfectorale de l'établissement opératoire ; l'expérience en chirurgie mammaire ; la qualité de l'information donnée sur les alternatives et les risques. Une consultation sérieuse débouche sur une proposition personnalisée, jamais sur une promesse de résultat.
Foire aux questions
Je suis très mince, puis-je quand même faire une augmentation composite ?
C'est l'une des indications privilégiées de la technique, à condition d'avoir assez de graisse prélevable sur l'abdomen, les flancs ou la face interne des cuisses. Si aucune zone donneuse n'est mobilisable, le chirurgien vous oriente vers une augmentation par implants seuls, avec un choix de prothèse adapté à la finesse de vos tissus.
Pourrai-je encore faire une mammographie de dépistage ?
Oui. Les implants mammaires et le lipofilling n'empêchent pas le dépistage du cancer du sein. Signalez simplement au radiologue la présence des implants et l'antécédent de transfert graisseux : il adaptera l'examen et saura interpréter les images bénignes, comme les kystes huileux ou les microcalcifications.
Faut-il changer les prothèses au bout de dix ans ?
Non, aucun remplacement n'est automatiquement programmé à dix ans. Les implants ne sont pas des dispositifs à vie pour autant : leur état, vos symptômes, l'imagerie et l'avis de votre chirurgien déterminent la conduite à tenir, au cas par cas. La position des autorités sanitaires est de commencer à songer à changer ses implants entre 10 et 15 ans.
Quand puis-je reprendre le sport après l'intervention ?
La reprise est progressive et différée de plusieurs semaines, le délai exact dépendant du type d'implant, du plan de pose et des zones lipoaspirées. En pratique, les sports à impact et ceux qui sollicitent les pectoraux sont les derniers autorisés, selon les consignes écrites que vous remet le chirurgien.
Contenu rédigé par le Dr Thierry Ktorza – Dernière mise à jour le 27 octobre 2026
