Liposuccion
Qu’est-ce qu’une liposuccion ?
La liposuccion (ou lipoaspiration) est une technique opératoire qui consiste à aspirer des excès graisseux sous cutané localisés.
Cas d’une liposuccion de 4,5 litres ventre hanches taille et cuisses chez une patiente ayant perdu 10 kg dans l’année qui a suivi sa liposuccion.
Comment se déroule une liposuccion ?
Quelles sont les zones accessibles lors d’une liposuccion ?
De nos jours, toutes les zones du corps ou presque sont accessibles à la lipoaspiration. Les plus courantes sont : la culotte de cheval, la face interne des cuisses, les genoux, le ventre, les hanches. Plus rarement : les bras, les chevilles, les bourrelets du dos, les mollets ( les « jambes en poteau »), la cuisse sur sa face antérieure (« le devant de la cuisse »).
Existe-t-il une prise en charge par la sécurité sociale pour une liposuccion ?
Non, dans la mesure où la lipoaspiration est considérée par la sécurité sociale comme de la chirurgie esthétique. L’intervention demeure donc entièrement à votre charge. Et aucune prise en charge par les mutuelles n’est possible. Dans certains cas rares d’amaigrissements massifs, une prise en charge par la sécurité sociale peut être possible après demande d’entente préalable auprès de la caisse primaire d’assurance maladie. Cette demande est remplie sur un formulaire préétabli par le chirurgien au cours de la consultation
Combien peut-on retirer au maximum de litres de graisse lors d’une liposuccion ?
Il ne faut surtout pas comparer les kilos perdus au cours du régime amincissant (seul référence du grand public) et le nombre de litres de graisse retirés par liposuccion. Les kilos perdus par régime sont répartis sur la totalité du corps alors que les litres perdus par liposuccion sont localisés aux endroits souhaités, et donc beaucoup plus efficaces.
Il est possible de retirer jusqu’à 6 litres de graisse en une seule liposuccion. Ceci a été rendu possible grâce aux progrès de l’anesthésie (qui évite l’anesthésie générale) et de la réanimation qui permet au cours de l’intervention de compenser ce qui vous est retirer par lipoaspiration. Au delà de ces quantités, l’intervention peut s’avérer dangereuse par perte de sang trop importante et donc risque de transfusion sanguine. Si des retraits de quantités supérieures de graisse sont nécessaires, il est préférable d’envisager la réalisation de deux interventions qui peuvent se faire à quelques mois d’intervalle.
Quels sont les modes d’anesthésie possible pour une liposuccion ?
- L’anesthésie locale : n’est possible que sur de petites zones ou l’excès de graisse est peu important, comme les genoux, un petit ventre ou une petite culotte de cheval par exemple.
- L’anesthésie péridurale : Elle endort localement le bas du corps comme lors d’un accouchement. Elle permet tout type d’aspiration au-dessous du nombril dans des conditions de sécurité remarquables. C’est mon sens l’anesthésie de choix des lipoaspirations car elle évite les risques de l’anesthésie générale et permet de ne rien sentir du tout.
- L’anesthésie générale, enfin, est celle qui autorise l’aspiration de localisations importantes ou multiples.
Quels sont les risques opératoires liés à une liposuccion ?
Il faut d’abord savoir que la liposuccion a le taux de complications le plus bas de toutes les interventions de chirurgie esthétique, d’où son extrême popularité et son titre d’intervention la plus pratiquée au monde.
- L’infection : Cette complication est exceptionnelle et ne se voit pratiquement plus quand la lipoaspiration est effectué dans des conditions d’asepsie stricte et rigoureuse.
- La phlébite : Cette complication est également exceptionnelle et son traitement est essentiellement préventif, basé sur un lever précoce en postopératoire.
Le phénomène de « tôle ondulée » est-il encore d’actualité ?
Il s’agit malheureusement d’une réalité dans la mesure ou la liposuccion a été souvent pratiquée par des médecins ne maîtrisant pas cette technique. Si le principe de la lipoaspiration est simple, sa réalisation nécessite une expérience importante. De nos jours, les chirurgiens bien formés n’ont plus ce genre de complications et la traditionnelle tôle ondulée ne doit plus se voir. Par contre, les irrégularités de la peau présentes avant l’intervention ne seront jamais corrigées par la lipoaspiration.
Quand le résultat de la liposuccion est-il définitif ?
La graisse est remplacée après 12 heures par un oedème et des ecchymoses (les classiques « bleus ») qui vont masquer le résultat définitif. Les ecchymoses disparaissent après 3 semaines à un mois . La résorption de l’oedème se fait progressivement mais les résultats commencent à être partiellement apprécié après un mois. Après 3 mois, le résultat devient tout fait appréciable.
Mais ce n’est qu’après 6 mois que le résultat définitif de la lipoaspiration est acquis. Il faut également savoir que selon les régions aspirées, l’oedème est plus ou moins long à résorber . Les chevilles par exemple restent gonflées 4 à 5 mois en général.
Perd t-on du poids après une liposuccion ?
Non. Immédiatement après une lipoaspiration de 3 litres par exemple, on serait en droit d’attendre une perte de poids de 3 kilogrammes. Mais la graisse va être remplacé par de l’oedème après 48 heures. Or l’oedème étant constitué d’eau et l’eau étant plus lourde que la graisse, il n’est pas rare que les patients soient plus lourds immédiatement après l’intervention.
En conclusion, il ne faut ni se peser ni se mesurer le lendemain de l’intervention mais attendre tranquillement la résorption de l’oedème qui donnera le résultat final. A terme, après 3 à 4 mois, la perte de poids sera effective, mais se mesurera surtout en tour de taille ou en circonférence de membre.
Faut-il faire un régime avant ou après une liposuccion ?
Cette question est essentielle mais personne ne détient la vérité. La situation idéale est évidemment de perdre du poids par un régime adapté avant l’intervention. Mais dans la pratique, ce n’est pas toujours facile dans la mesure ou les patientes sont souvent épuisées par de nombreux régimes dont l’efficacité n’est pas toujours au rendez vous. La lipoaspiration première peut alors avoir un rôle psychologique déclenchant dans la nécessité de perte de poids. De plus, cette perte de poids post opératoire va potentialiser et magnifier les résultats de la lipoaspiration.
Quelle est la durée des « bleus » après une liposuccion ?
Les « bleus » durent 3 semaines à un mois. C’est le temps de nécessaire à la résorption des ecchymoses.
Les ultrasons sont-ils une véritable avancée technologique ?
Les ultrasons sont destinés à liquéfier la graisse afin de rendre plus facile l’évacuation de la graisse par l’aspiration. Ils ne remplacent donc pas la lipoaspiration mais en sont un complément. L’inconvénient des ultrasons est le risque de brûlures cutanées. Leur utilisation doit donc être strictement réservée à certains cas particuliers ou la lipoaspiration simple est insuffisante (en général, les amas graisseux déjà aspirées). Ce n’est en aucun cas la technologie aux ultrasons qui assure la qualité du résultat, mais l’expérience de votre chirurgien.
Quelles différences entre une liposuccion, lipoaspiration, liposculpture, etc… ?
Aucune. Tous ces différents termes désignent une seule et même intervention mise au point en 1980 par un chirurgien Français, le Docteur ILLOUZ.
Pourquoi donc autant de termes alors ? La popularité extrême de cette intervention a fait qu’historiquement de nombreux chirurgiens ont essayé de s’approprier cette intervention en inventant autant de termes que peut en comporter le dictionnaire.
Est-on marqué après une liposuccion ?
Oui, en raison du gonflement par l’oedème mais aussi et surtout par les ecchymoses (« les bleus ») qui sont très étendus. Les patientes disent souvent avoir « les jambes noires ». Mais c’est une évolution normale après l’intervention , et ce n’est absolument pas inquiétant . De même, l’oedème peut descendre jusqu’aux chevilles, voire sur le dos du pied après l’intervention.
Une liposuccion est-elle douloureuse ?
Il s’agit d’une des interventions les moins douloureuses en chirurgie esthétique. Ces douleurs sont de type courbatures. Cependant la prise d’antalgiques adaptés réduit la douleur de façon très efficace. Ces courbatures persistent environ une semaine et seront remplacée par un inconfort pendant une semaine ou deux. Mais il est évident que tout cela dépend du nombre de zones et des quantités aspirées. Une « petite culotte de cheval » n’est pratiquement pas douloureuse. Enfin, il faut savoir que le port du panty réduit les douleurs et l’inconfort de façon importante.
Le port du panty est il obligatoire après une liposuccion ?
Oui, pour plusieurs raisons. Il limite la progression de l’oedème, et rend les suites opératoires moins douloureuses. De plus en cas d’aspiration importante, il améliore l’accolement des tissus et donc la qualité des résultats. Il doit cependant être adapté à la taille et ne pas entraîner de striction au niveau des genoux . Le prix du panty varie de 80 à 150 euros selon le type de modèle … et l’endroit ou vous l’achèterez. Demandez donc conseil à votre chirurgien esthétique.
Vaut-il mieux attendre les grossesses avant d’envisager une liposuccion ?
Ce n’est pas obligatoire. En effet, si la prise de poids est raisonnable au cours de la grossesse et que celle ci n’excède pas 10 à 12 Kg , le résultat de l’intervention ne sera pas altéré. Après la grossesse et le retour à son poids initial, le résultat sera parfaitement conservé.
Combien coûte une liposuccion ?
Le prix d’une liposuccion est de 2300 à 3800 euros selon l’importance de la l’intervention. Ce tarif inclus les honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, les frais de bloc opératoire et d’hospitalisation, et le suivi pendant un an.
Retrouvez les principales questions réponses sur la liposuccion en vidéo
Publié le 14/06/2013







